SATSKayce Cover (SATS · Syn Alia Training Systems) · 글
bridge(다리)와 target(목표물) 훈련의 동적 힘은 매우 다양하며, 그중 일부는 아직 충분히 이해되지 않았다고 판단됨.bridge and target training(다리와 목표물 훈련)의 장점:bridge and target training을 통한 동물과의 비언어적 의사소통(non-verbal communication)의 기초를 다룬 소책자를 작성함(1993년).operant conditioning(운영적 조건화)과 두 가지 측면에서 다름.conditioned stimulus(조건 자극, 즉 bridge)를 사용하여 대상이 시행에 성공했음을 알림.bridge and target training은 intermediate bridge(중간 다리)를 독자적으로 사용함.intermediate bridge(중간 다리)의 역할: 대상이 올바른 방향으로 가고 있지만, 아직 시행을 완료하지 않았음을 알려줌.intermediate bridge(중간 다리) 추가의 중요성:bridge and target training의 또 다른 혁신은 target(목표물)임.operant conditioning에서 음식을 얻기 위해 사용하는 levier(레버/지렛대) 장치와 비슷하다고 생각할 수 있으나, bridge and target training은 훨씬 더 나아간 개념임.Skinner cage(스키너 상자)와의 비교:bridge and target 훈련의 기본 원리와 환경적 맥락bridge and target (브릿지 앤 타겟) 훈련은 동물이 target (타겟)에 집중하도록 돕는 역할을 함.laboratoire (실험실) 또는 훈련 전용 공간)에서 동물이 특정 접점을 건드리는 법을 배우는 것에서 시작함.pôle d'attraction (관심 유도점)으로서의 target은 실험실을 넘어 실제 세계로 전이될 수 있음.target을 통해 정보를 전달할 수 있게 됨.bridge and target 훈련과 음식의 관계ciblage (타겟팅) 행위는 직접적으로 음식을 획득하는 것과 연결되지 않음.ciblage는 bridge (브릿지)를 만드는 것과 직접적으로 연결되며, 음식은 가끔(20% 미만의 경우) 보상으로 주어질 뿐임.target과 접촉하는 것을 목적으로 행동하는 동물 사이에는 명확한 차이가 있음.target을 음식이 나타나는 장소가 아니라, 자신이 가야 할 길을 알려주는 points de repère (이정표/지점)로 인식하도록 가르치는 것이 중요함.target에 도달하도록 가르침.target이 음식과 관련된 행동으로부터 분리되면, 음식이나 다른 형태의 보상 신호를 사용하지 않고도 새로운 points de contact (접점)에 target을 제시할 수 있게 됨.target의 활용 및 훈련 방법target으로 삼을 수 있으며, 동시에 여러 부위를 타겟팅할 수도 있음.target은 동물의 신체 상태나 주변 환경에 따라 자유롭게 이동 가능함.bridge and target 훈련에서 target은 동물에게 성공하기 위해 정확히 무엇을 해야 하는지를 보여주는 방식으로 제시됨.essais et erreurs (시행착오)는 제거됨.target과 접촉하는 법(예: museau (코/주둥이)를 대는 것)을 일단 배우면, target이 제시될 때마다 매번 그 행동을 수행함.target을 제시하더라도, 동물은 bridge를 하기 위해서는 자신이 직접 움직여서 museau로 target을 터치해야 한다는 것을 이해하게 됨.target(목표물)을 이용한 훈련 기법이 동물에게 '오는 행동(coming)'을 가르치고 '도망가는 행동(flight behaviors)'을 교정하기 쉬운 이유target을 따라가는 방식으로 학습함target을 연속적으로 제시함으로써 특정 행동, 복합적인 행동, 자세를 유도할 수 있음target 개념 도입의 장점target을 음식과 직접 관련이 없는 신체 부위에도 적용할 수 있음bridge(브릿지)와 target(목표물) 훈련의 적용 사례돌봄(soins) 과정에 동물이 직접 참여할 수 있도록 행동 프로그램을 설정함
물그릇, 음식 그릇, 장난감, 담요, 쓰레기, 그물 등을 가져오는(rapporter) 훈련을 수행함
효과: 훈련사가 다른 흥미로운 상호작용에 시간을 할애할 수 있음
효과: 동물에게 '권한(POUVOIR)'을 부여함
쓰레기를 큰 자루나 상자에 넣는 행동을 기꺼이 수행함
물건 운반하기, 가져오기, 서로에게 가져다주기, 훈련사의 손이 닿지 않는 곳의 물건 가져오기 학습 가능
저울 위에 가만히 앉아 체중 측정하기
요청에 따라 그룹 분리하기
그룹 내 급여를 원활하게 하기 위해 지정된 위치에 자리 잡기
각자가 평화롭게 식사할 수 있도록 하기
문이나 울타리를 밀지 않기
먹이를 주는 사람에게 대들지 않기(ne pas défier la personne qui le nourrit)
— "J'avais l'habitude de nager (chargée de poissons) parmi un groupe d'otaries de Californie composé de mâles et femelles et tous me traitaient très poliment et me respectaient." — (훈련사가 물고기를 들고 수컷과 암컷으로 구성된 캘리포니아 바다사자 무리 속에서 수영했을 때, 바다사자들이 매우 예의 바르게 대하고 존중해주었던 경험)
바다사자들에게 각자의 이름과 '위치 신호(indice d'emplacement)'를 가르치는 데 단 몇 분밖에 걸리지 않음을 발견함
signal(신호)이나 호출에 응하도록 conditioned(조건화)된 동물들은 탈출 상황 발생 시 회수가 훨씬 용이함.bridge(브리지)와 target(타겟) 훈련의 기초만 습득한 잉꼬(inséparables) 군집을 회수한 사례:verbal cue(언어적 큐)인 "ici"(여기)와 뻗은 팔과 손 위에 놓인 손가락이라는 signal(신호)을 사용.bridge를 하고 target을 향함(부리로 손가락을 터치).bridge와 target 방식으로 최근 훈련받은 조랑말(poney)이 울타리를 넘어 번화한 도로에서 배회 중이었음.target을 향해 부르기로 결정.GALOPÉ(질주)해 옴.voice bridge(음성 브리지)를 만들며 즉시 음식을 제공함. (총 3회 시도 권장)verbal cue(언어적 신호)를 분리하여 단어만 말함.verbal cue 직후에 음식을 제공하거나 피험자가 선호하는 reinforcement(강화)를 제시함. (총 3회 시도 권장)target(예: 두 손가락을 펼친 형태)과 함께 verbal cue를 부여함.reinforcement가 필요하지 않으나, 33%의 확률로 variable reinforcement schedule(변동 강화 계획)을 사용하여 성공적으로 활용 가능함.minicours(미니 코스)로 구성하여 2주 반에 걸쳐 분산 진행.minicours.bridge(브릿지)와 target(타겟) 훈련의 세 번째 단계: 명령에 따른 relax(이완) 학습.contre-conditionnement(역조건형성)désensibilisation(탈감작)acclimatation(순응)accoutumance(습관화)modification de la perception(인식 수정)Perception modification(인식 수정)의 정의 (Cover, 1994):conditioned relaxation(조건화된 이완) 상태가 되도록 가르칠 수 있음.perception modification(지각 수정)은 동물에게 coping skills(대처 기술)를 제공하고 스트레스가 많거나 불쾌한 사건에 대한 지각을 바꾸는 방법임.motivation(동기 부여)임.motivation 관리의 핵심: 동물이 자신을 드러내도록 설득하여, 특정 순간에 그들이 무엇을 원하는지 이해하는 것.bien-être(복지)를 위한 성향(dispositions)을 파악하는 데 중요한 요소임.signal(신호)과 여러 언어로 학습 가능함.signal을 행동으로 바꾸거나(예: 한 언어에서 다른 언어로, 혹은 단어를 행동으로 전환), 특정 단어를 행동으로 변환하는 데는 단 3회에서 7회의 essai(시도)면 충분함.patellar reflex(슬개건 반사, Romer, 1989)만큼 미세한 제스처나 Clever Hans(영리한 한스)의 경우처럼 미세한 이마의 긴장에도 반응하도록 학습할 수 있음.signal이나 단어를 이해했음.flashcard(플래시카드) 이미지 인식obéissance(복종)marcher au pied(발맞춰 걷기)appel(부름)에 응답하기apparition(등장)을 수행함.“L’entraînement « pont et cible » : au-delà de la modification du comportement ” (Bridge and Target Training: Beyond Behavior Modification) by Kayce Cover, Celine Dumont, trad.a. cedumlab@hotmail.com L’entraînement « pont et cible », mis au point d’après le conditionnement traditionnel et opérant du domaine de l’entraînement des mammifères marins, constitue un outil important de la gestion humaine et éclairée des animaux. Deux aspects distincts de cette technique, le PONT INTERMÉDIAIRE ET LA CIBLE, présentés ici vont au-delà du conditionnement opérant et permettent une meilleure communication entre l’humain et les animaux. Un bon comportement est toujours récompensé par un pont, mais la récompense sous forme de nourriture n’est donnée que dans 20 à 30 % des cas et le genre, la fréquence et la quantité de nourriture varient de façon aléatoire. Des applications réussies auprès de nombreuses espèces sont présentées, notamment avec des chevaux, des porcs, des pigeons, des chiens et des grenouilles. De la nourriture est rarement donnée en guise de récompense. D’autres types de récompenses sont exploités ou d’autres éléments de motivation peuvent être créés en cherchant à connaître les désirs d’un animal en particulier ou en les découvrant. Cela devient alors un agent renforçateur secondaire. Des exemples de réalisations entre entraîneur et animal sont également présentés. INTRODUCTION Nous pouvons ne pas nous sentir à la hauteur de nos propres normes de soins et de conduite envers les animaux pour des motifs divers. Ainsi, nous souhaitons administrer de bons soins de santé à notre animal, sans lui causer trop de stress, mais nous pouvons dévier de notre but s’il ne nous laisse pas procéder à un examen routinier, nous empêchant de déceler un problème de santé dès le début. Si l’animal refuse de coopérer à ses propres soins de santé, il a de fortes chances d’être anesthésié pour de simples procédures, ce qui entraîne parfois des risques importants pour l’animal. Dans le même ordre d’idées, lorsque nous apprenons quelque chose à un animal et que nous ne pouvons pas lui expliquer les choses de manière à ce qu’il comprenne, nous pouvons alors en venir à utiliser la force physique ou des moyens détournés pour que l’animal se conforme à nos désirs. Au cours des vingt dernières années environ, une méthode d’entraînement des animaux, qui nous permet de minimiser le traitement coercitif, invasif et limitatif de notre animal, tout en maximisant notre capacité à co
opérer et à communiquer ensemble, a été mise au point dans le monde des mammifères marins. Cette technique a été développée à partir du conditionnement traditionnel et opérant. Je l’appelle l’entraînement « pont et cible » (Bridge and Target). Note de la rédaction J’ai découvert que l’entraînement « pont et cible », qui connaît un succès étonnant comme c’est le cas des techniques de modification du comportement les plus populaires, utilise la compréhension empathique quand elle est pratiquée à son meilleur. Les forces dynamiques de l’entraînement « pont et cible » sont nombreuses et je crois que certaines ne sont pas encore comprises. Cela a trait à la communication claire, aux récompenses, à la curiosité, à la relation entre l’entraîneur et le sujet, au caractère compulsif de certaines espèces et au sujet lui-même, et bien plus encore! L’entraînement « pont et cible » permet aux personnes de communiquer avec les animaux avec une facilité déconcertante et sans recourir à la force physique ni à la contrainte. Bien que cette technique ait été utilisée à divers degrés de raffinement dans le domaine des mammifères marins depuis de nombreuses années, il était difficile d’en avoir une description pour quiconque ne travaillait pas dans cette industrie. La plupart de personnes engagées activement dans l’élaboration de cette technique s’intéressent davantage à divertir le public qu’à publier le résultat de leurs recherches dans des revues spécialisées. De plus, de nombreuses installations où ces techniques ont été développées considèrent qu’elles leur appartiennent et, bien qu’elles possèdent des manuels pour leur propre usage, elles ne sont pas intéressées à faire connaître leurs techniques. LE PONT Après avoir cherché longtemps de la documentation sur le sujet à l’intention des universitaires, je n’ai rien trouvé. Donc, en 1990, j’ai rédigé un petit manuel décrivant les bases de la communication non verbale avec les animaux grâce à l’entraînement « pont et cible » (1993). Il diffère du conditionnement opérant ultramoderne de deux façons. Alors que les deux utilisent un stimulus conditionné (pont) pour indiquer au sujet qu’il a réussi son essai, l’entraînement « pont et cible » est unique en son genre parce qu’il utilise un pont intermédiaire. Ce pont intermédiaire indique au sujet qu’il est sur la bonne voie, mais qu’il n’a pas encore terminé son essai, comme l’indice « tu brûles » dans le jeu où on doit chercher un objet caché.
L’importance de ce petit ajout à la technique est fondamentale. Cela nous permet de guider le sujet à tout moment à mesure qu’il avance dans son apprentissage, de transformer un essai manqué en réussite, et de transposer un bon comportement à un nouveau défi. En plus, cela permet au sujet de raisonner réellement sur ce qui se passe et d’y réfléchir! LA CIBLE L’autre nouveauté de l’entraînement « pont et cible » est la cible. Bien que certaines personnes puissent trouver que cela ressemble au mécanisme à levier employé dans le conditionnement opérant et permettant d’obtenir de la nourriture, l’entraînement « pont et cible » va beaucoup plus loin. Dans une cage de Skinner, un animal est facilement conditionné à pousser un levier pour obtenir sa nourriture ou il est placé en situation pour obtenir une autre réponse, mais tout cela est fait dans un environnement très restreint et contrôlé, habituellement une cage. Il y a de fortes chances qu’un animal se trouvant dans des conditions aussi contrôlées pousse le levier dans sa recherche de la source de nourriture. Dans la réalité, pour qu’un animal fasse fonctionner un mécanisme quelconque, il doit tout d’abord le remarquer dans un environnement rempli de distractions et de possibilités. L’entraînement « pont et cible » aide le sujet à se concentrer sur la cible. Cela peut se faire en apprenant d’abord au sujet à toucher un point de contact, appelé couramment une cible, de préférence lorsqu’il se trouve dans un environnement contrôlé, un laboratoire ou un lieu réservé à l’entraînement par exemple. Ce pôle d’attraction peut ensuite être transféré du laboratoire au monde réel où nous pouvons maintenant attirer l’attention de l’animal sur un point et l’informer, habituellement par le biais d’une ou de plusieurs cibles. Dans l’entraînement « pont et cible », le fait de cibler n’est pas directement lié à l’obtention de nourriture. Il est directement lié au fait de faire le pont, avec de la nourriture en récompense à l’occasion (dans moins de 20 pour cent des cas)! Il y a une différence entre le sujet qui veut la nourriture et celui qui agit dans le but de prendre contact avec une cible. Un animal concentré sur la nourriture n’a pas nécessairement l’esprit ouvert à l’apprentissage. N’avez-vous jamais remarqué que lorsqu’on suit une autre voiture pour se rendre quelque part, on ne remarque jamais le chemin emprunté parce que notre attention est portée sur la voiture que l’on suit? Si vous êtes capable d
e trouver votre chemin sur une carte, vous aurez probablement un meilleur aperçu des environs ou de la situation. Il est donc important d’apprendre au sujet à se concentrer sur les cibles comme des points de repère qui le guideront sur la voie à suivre et non comme des endroits où apparaîtra la nourriture. Pour ces motifs, nous apprenons aux animaux à passer par la nourriture pour atteindre les cibles dès le début de l’entraînement. Lorsque la cible est distincte du comportement associé à la nourriture, il est possible de présenter de nouvelles cibles aux points de contact, sans utiliser les indices liés à la nourriture ou à toute autre forme de renforcement. N’importe quelle partie du corps peut être ciblée ou plusieurs parties peuvent être ciblées à la fois. Toute cible peut être déplacée en fonction du corps de l’animal ou de son environnement. Dans l’entraînement « pont et cible », la cible est présentée à l’animal en lui montrant exactement ce qu’il doit faire pour réussir. Les essais et erreurs sont éliminés. Une fois que l’animal a appris à entrer en contact avec une cible, avec son museau par exemple, il entrera en contact avec la cible chaque fois qu’elle lui sera présentée. Même si la cible lui est présentée à l’autre bout d’une pièce ou d’un champ, le sujet comprendra que s’il veut faire le pont, il doit se déplacer pour toucher la cible avec son museau. C’est la raison pour laquelle il est si facile d’apprendre à un animal à venir avec cette technique et de corriger tout aussi facilement les comportements de fuite. L’animal apprend en suivant une cible en mouvement, nous pouvons déterminer le mouvement ou le comportement. Les cibles peuvent être présentées à la suite l’une de l’autre pour obtenir certains comportements, des comportements complexes, des positions ou même pour communiquer des concepts comme « attends », dans un processus semblable au jeu des « points à relier ». En résumé, l’introduction à un concept de cible bien défini permet : 1. de transmettre à l’animal les exigences précises de la réussite, éliminant les essais et les erreurs; 2. au sujet de concentrer son attention sur l’endroit où l’entraîneur livrera la prochaine information, dans un état d’esprit qui le prépare à apprendre (comparativement à la nourriture); 3. d’élargir notre champ de discussion avec le sujet parce que nous pouvons appliquer la cible à des parties du corps qui ne sont pas liées directement à l’alimentation (ainsi ni l’attention, ni les activités,
ne sont limitées à la nourriture). De plus, les animaux apprennent rapidement à suivre ce système de sorte que nous pouvons leur montrer l’objectif final. Dès lors, ils travailleront avec nous pour y parvenir, parfois en améliorant les méthodes et les résultats. LES FRUITS DE L’ENTRAÎNEMENT À titre informatif, voici des exemples de l’application de l’entraînement « pont et cible » auprès de différents animaux, dans diverses situations. Conduite générale Nous établissons généralement des programmes de conduite pour les animaux qui leur permettent de participer aux soins que nous leur donnons. Rapporter le plat d’eau ou de nourriture, des jouets, une couverture, des ordures et des filets, permet à l’entraîneur de consacrer du temps à d’autres interactions intéressantes pour l’animal entraîné et donne à ce dernier un sentiment de POUVOIR. D’ailleurs, le sujet accepte généralement volontiers de déposer les ordures dans un grand sac ou une caisse. Le sujet peut apprendre à transporter des objets, à rapporter, notamment à se rapporter l’un l’autre, et à rapporter des objets qui sont hors de portée de l’entraîneur. L’animal peut également apprendre à s’asseoir sans bouger sur une balance afin de se faire peser, à séparer un groupe lorsqu’on le lui demande, à prendre une place précise qui facilite l’alimentation d’un groupe et à accepter que chacun puisse manger en paix. Il peut également apprendre à ne pas pousser portes et barrières ou défier la personne qui le nourrit. J’avais l’habitude de nager (chargée de poissons) parmi un groupe d’otaries de Californie composé de mâles et femelles et tous me traitaient très poliment et me respectaient. J’ai découvert qu’il ne fallait que quelques minutes pour leur apprendre leur nom respectif et leur propre « indice d’emplacement » (à la manière des cartons de table lors d’un grand dîner). Ce processus réduit considérablement le stress lié à l’heure des repas dans des situations de groupes à la maison. Les animaux qui ont été conditionnés à revenir à un signal ou à un appel seront probablement plus faciles à récupérer s’ils s’échappent. Nous avons réussi à récupérer plusieurs inséparables qui faisaient partie d’une colonie ayant appris seulement la base de l’entraînement « pont et cible ». Cela a pris environ 15 minutes pour les récupérer. Les oiseaux venaient au signal verbal cible « ici » et au signal d’un doigt posé sur un bras et une main étendus. Les oiseaux ont fait le pont vers la cible, soit
toucher le doigt du bec, et ils ont quitté la cime des arbres pour voler vers nous. Une cliente de la Californie a mentionné qu’un poney, qui avait été entraîné récemment à répondre à la méthode « pont et cible », avait sauté une barrière et se promenait sur un boulevard achalandé où de nombreux conducteurs exaspérés étaient bloqués. Elle l’a poursuivi, lui a ordonné de venir, l’a appelé par son nom, sans succès. Quand elle s’est souvenue de l’appeler vers la cible, le poney s’est retourné sur une pièce de dix cents et il a GALOPÉ vers elle. Il a attendu qu’elle lui passe un licou pour retourner à la maison, sous l’ovation debout de certains conducteurs frustrés! Parmi les autres résultats concluants qui m’ont été rapportés se trouvent : 1. Bob Cook et Jeanne Frost (communication personnelle, mai 1991) relativement à des occasions distinctes où ils ont appelé de grands chiens qui chassaient du bétail. 2. Susan Conway (communication personnelle, mars 1993) concernant l’appel d’un porc pour l’éloigner d’une querelle avec un autre porc lorsque tous les deux se sont croisés accidentellement. Susan a affirmé qu’elle se trouvait à plus de 100 pieds quand elle a entendu du bruit et qu’elle a appelé l’un des deux porcs. Même les animaux qui se sauvent depuis longtemps lorsqu’on les appelle peuvent se corriger en 5 à 20 minutes. La technique habituelle suit les trois étapes suivantes : 1. Faire le pont avec la voix en disant « viens », ou le mot choisi, tout en donnant de la nourriture PENDANT que l’animal fait ce que vous voulez. Il a droit à trois essais. 2. Isoler le signal verbal en disant le mot et 3. ENSUITE lui présenter la nourriture ou le renforcement que le sujet préfère. Il a droit à trois essais. 4. Il s’agit maintenant du 7e essai, où vous donnez simplement le signal verbal avec la cible, par exemple deux doigts en extension, présentés de façon claire. 5. Habituellement, il n’est pas nécessaire d’utiliser de la nourriture ou un renforcement à cette étape, quoiqu’un programme variable de renforcement puisse être utilisé avec succès dans 33 pour cent des cas. L’année dernière, j’ai donné un séminaire au cours duquel nos hôtes ont indiqué que toutes les applications auprès des chevaux semblaient intéressantes, mais que si nous parvenions à faire venir sur appel leur chienne, Emma, qui a l’habitude de s’enfuir, cela constituerait un élément très convaincant. Quelques minutes plus tard, Emma se précipita par la porte comme nous entrions, n
ous donnant ainsi l’occasion de relever le défi. En 15 à 20 minutes, elle arrivait à toute vitesse quand on l’appelait. Le lendemain, au cours du séminaire, j’ai présenté Emma comme étant une élève modèle. Puis nous l’avons laissé partir pour nous installer dans le manège de l’écurie. Environ une heure plus tard, j’ai reparlé d’Emma et je l’ai appelé vers la cible, même si elle n’était nulle part aux alentours. Après trente secondes environ, aucun signe d’Emma. Je l’ai appelé de nouveau, au cas où elle ne m’aurait pas entendu. Trente secondes plus tard, toujours pas d’Emma en vue. J’ai reconnu qu’elle pouvait être trop loin ou qu’elle n’avait peut-être pas envie de venir lorsque mon assistante m’a interrompue, attirant notre attention vers une grande fenêtre du deuxième étage où nous pouvions voir la petite Emma, à environ un demi-pâté de maisons, courant les oreilles battant au vent vers la cible! Lorsqu’il est entraîné à venir sur appel, le sujet peut profiter de plus de liberté. Les catastrophes, telles que perdre un animal lors d’un ouragan, peuvent être prévenues et on peut obtenir beaucoup plus de ce simple entraînement. L’entraînement facilite la conduite générale des animaux, entres autres aspects il les amène à utiliser leur environnement, que ce soit un arbre artificiel distributeur de miel, toute la cour (incluant la modification des sentiers existants), des glissoires, des entrées racloir (pour enlever l’eau du pelage d’une loutre lorsqu’elle entre dans son terrier) ou des étrilles. SOINS MÉDICAUX ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE Ce qui justifie en grande partie l’entraînement à des fins médicales et de recherche est la question du stress et de l’anesthésie. J’ai constaté que les réactions au stress constituent une cause majeure de maladie et de décès, que ce soit en raison d’une réponse immunitaire affaiblie, de la mise en marche du processus de combat ou de fuite à la suite d’une blessure et même de l’arrêt du développement. En plus de modifier la fonction immunitaire, le stress peut modifier d’autres aspects de la chimie du corps, faussant ainsi les résultats des recherches. Examinons les effets causés par l’évaluation du métabolisme de base d’un animal stressé compte tenu que la recherche indique qu’un animal stressé consomme plus d’oxygène que lorsque ce même animal atteint le point culminant d’un exercice (Ray et al., 1980). Cette recherche, pour laquelle les sujets étaient volontaires, comportait un profil de lafr
équence respiratoire de baleines au repos, lors de sauts, pendant une nage très rapide et le profil de la fréquence respiratoire d’une femelle peu de temps après le décès de son compagnon. Après le décès de son compagnon, la femelle demeurait submergée la plupart du temps et sa fréquence respiratoire était aussi élevée ou plus élevée que sa fréquence respiratoire maximale. À l’Université du Maryland, nous entraînons des porcs à rester immobiles de leur plein gré pendant une prise de sang effectuée dans la veine cave, à environ un pouce du cœur, à l’aide d’une aiguille de 5 pouces. Benny Erez a mentionné que le plus gros problème auquel il a dû faire face était qu’une fois entraînés, les porcs se bousculaient pour passer en premier. Il a dû prendre un peu plus de temps pour les entraîner à reconnaître leur nom et à venir seulement lorsqu’ils étaient appelés. Le temps total d’entraînement pour obtenir ce comportement était d’environ une heure par animal, réparti en minicours de 5 minutes ou moins, étalé sur deux semaines et demie. J’ai de nombreux clients qui possèdent des Porcs du Vietnam devant être anesthésié invariablement pour des procédures aussi simples que les vaccins, les prises de sang et le parage du pied. Ces porcs coopèrent volontiers lors de ces procédures, sans qu’il soit nécessaire de les anesthésier, réduisant ainsi le stress, les risques et les frais. Cela peut prendre aussi peu qu’une journée pour préparer les porcs à recevoir les vaccins sans contention, de 3 à 7 minicours environ pour prendre la température rectale, une semaine environ pour le parage du pied et deux semaines pour une prise de sang. Dans les cas où l’animal doit quitter son territoire pour des traitements médicaux, il faut aussi lui apprendre à connaître le nouvel environnement et les personnes qui lui donneront le traitement. Au zoo national de Washington, district de Columbia, nous avons entraîné tous les animaux de « Beaver Valley » à des fins de gestion générale et médicale. Nous avons également pris des échantillons de sang de phoques gris volontaires. Nous avons brossé les loups et traité leurs oreilles avec un insectifuge et une pommade, pris un échantillon de poil de la patte d’un ours polaire, examiné la canine cassée d’un ours sans anesthésie, brossé les dents et examiné la gueule des phoques et des otaries, et recueilli des échantillons d’urine de phoques gris. Nous avons également effectué des examens physiques rapides des deux types de pinnipèdes et app
liqué un traitement topique aux yeux, aux oreilles et à la peau de ces animaux. Les vétérinaires n’ont pas besoin de participer à l’entraînement, bien que l’animal doive apprendre à tolérer un certain nombre de personnes jouant le rôle du vétérinaire afin d’apprendre à percevoir le vétérinaire comme une de ces nombreuses personnes qui se préoccupent des fonctions corporelles de l’animal. MODIFICATION DE LA PERCEPTION OU LE CONTRE-CONDITIONNEMENT Dans le cadre de l’entraînement « pont et cible », la troisième chose que l’animal apprend à faire est à relaxer sur commande, une étape clé de leur préparation en vue de modifier leur attitude envers les choses. Afin d’apprendre à l’animal à relaxer sur commande, l’entraîner dit « doux », « x » ou le mot choisi, tout en massant les muscles de l’animal. Après peu de temps, le seul fait d’entendre le mot aide le sujet à relaxer. Les expressions contre-conditionnement, désensibilisation, acclimatation, accoutumance et modification de la perception, font référence à divers aspects du même processus. La « modification de la perception » (Cover, 1994) est la description du processus par lequel nous pouvons changer la façon de voir d’un animal en présence d’un événement donné. À titre d’exemple, en moins de 20 minutes, les entraîneurs peuvent calmer de manière importante des animaux effrayés ou agressifs. Nous pouvons apprendre à un sujet à aimer l’heure du bain, la tonte ou la pulvérisation et même à relaxer sur commande. Ce processus peut être tellement morcelé que le sujet ignore très souvent que le défi a été changé. L’entraînement à la perception est un moyen de donner à l’animal des habiletés d’adaptation et de changer sa perception des événements stressants ou désagréables. Tel qu’il a été mentionné auparavant, Benny Erez a entraîné des porcs de marché à rester immobiles volontairement le temps d’effectuer une prise de sang. Puisque ces porcs avaient tous appris à vouloir passer en premier, c’est sûrement qu’ils percevaient la prise de sang de manière différente! Donc, cette seule procédure apporte trois avantages. Si nous considérons les signes manifestes de stress chez ces porcs, tels que courir, pousser des cris et se raidir, nous avons réduit le stress causé par le fait d’être contenu ou piqué par une aiguille et nous sommes parvenus à ce qu’ils « demandent » à avoir une prise de sang. Si le stress est réduit, les échantillons de sang sont de meilleure qualité, qu’ils soient destinés
à la recherche ou à des analyses sanguines. Finalement, comme l’affirment les personnes participant aux procédures, nous réduisons grandement leur stress. COMMUNICATION BIDIRECTIONNELLE L’entraînement peut contribuer à établir des relations de confiance et de respect mutuel entre les personnes et les animaux. C’est aussi le moyen de mieux comprendre nos amis les animaux grâce à la communication directe. Parce que nous sommes devenus efficaces dans notre façon de transmettre de l’information aux animaux, l’art de l’entraînement est devenu banal. La motivation constitue désormais le véritable défi. Une part importante de la gestion de la motivation est de persuader l’animal de se révéler à nous, de sorte que nous pouvons comprendre ce qu’il veut (à ce moment précis). La manière la plus directe d’obtenir ce genre d’information est simplement de DEMANDER À L’ANIMAL CE QU’IL VEUT. Les animaux ont déjà appris à nous dire des choses, par exemple les abeilles nous ont indiqué la présence de types de champs électromagnétiques, une vache indique si elle a faim ou si elle souhaite rencontrer un taureau (Varner et al., 1988), comment s’appelle les parties de leur corps (les porcs et les chevaux) et le genre de nourriture qu’ils préfèrent (les chiens). Bien que, tout comme les humains, les animaux ne choisissent pas toujours ce qui est sain pour eux, ils peuvent assurément nous dire ce qu’ils préfèrent et cela peut être un élément important pour connaître dès maintenant #les dispositions d’un animal en vue de son bien-être. Tout comme nous pouvons apprendre d’autres langues, la plupart des animaux peuvent apprendre quelques mots du langage humain, qu’ils puissent le parler ou non. Les animaux apprennent invariablement des concepts tels que attendre, entrer, sortir, dessus, dessous, se rappeler une liste de choses, aller trouver un autre animal (ou un humain), aider un autre animal (ou un humain). Ils peuvent apprendre des signaux selon des modes différents, tels que des signaux visuels ou auditifs, et dans les langues différentes. Il faut seulement de 3 à 7 essais pour transposer un signal à un comportement, disons d’une langue à l’autre, ou pour transformer un mot en une action. Les animaux apprennent invariablement à répondre à des gestes aussi imperceptibles que le réflexe rotulien (Romer, 1989) ou la tension frontale comme dans le cas du cheval Clever Hans. La majorité des animaux entraînés que j’ai connus comprenaient plus de 200 signaux ou mots et étaient en train d’en apprendre
d’autres avant que je cesse de compter. J’ai travaillé avec un porc qui pouvait discerner 8 couleurs, les nombres de 1 à 22, l’alphabet, 20 cartes éclair imagées et un certain nombre de mots. Nous sommes actuellement en train d’élargir le concept qu’il a de l’interrelation qui existe entre les noms, les images, les mots et les lettres. Je crois que ce sujet pourrait apprendre beaucoup d’anglais et possiblement apprendre à le lire, quoique l’anglais ne soit pas véritablement approprié pour parler avec les animaux parce qu’il s’agit d’une langue capricieuse et illogique. En anglais, les mêmes lettres représentent des sons différents ou aucun son, des mots se ressemblent, mais ont une signification différente, et des lettres se recoupent comme le « c », le « k » et le « s ». Des poulets et des pigeons apprennent à s’habiller et à porter leur équipement, acceptant volontiers de passer leurs ailes dans les manches. Ces oiseaux, souvent considérés comme stupides, apprennent les bases de l’obéissance, peuvent « marcher au pied », venir sur appel, apprendre à apprécier l’heure du bain, à sauter dans la baignoire au signal, à accomplir une série complexe d’activités sans l’aide d’un humain. Lors d’un spectacle de poulets donné dans l’ouest, il n’y a eu ni bagarre, ni fraternisation entre nos vedettes, des poulets adultes mâles et femelles, et les poulets ont fait leurs « apparitions » au bon moment (comme le font de nombreux animaux dressés pour les spectacles). Cela a étonné bien des gens que les poulets apprennent aussi rapidement que les dauphins, les singes, les ours et les porcs… c’est simplement qu’ils ne font pas les mêmes choses. Les poulets sont meilleurs à certaines choses et moins bons à d’autres. Au Japon, j’ai vu un poisson entraîné à nager en respectant un ordre précis de passage dans des cercles de couleur, même lorsque l’ordre des cercles était changé, et un poisson entraîné à baisser un store pour indiquer la fermeture de l’aquarium. J’ai vu des grenouilles se tourner vers la pression des vagues, un poisson électrique reconnaître des champs électromagnétiques, des pigeons indiquer aux troupes les embuscades le long de routes au Vietnam ou chercher des pilotes dont les appareils s’étaient abîmés en mer, des chiens détecter des mouches bleues de la viande et des termites, des porcs renifler des drogues, des phoques retrouver les boîtes noires d’avions accidentés au-dessus de l’océan et des iguanes demeurer immobiles sur commande. DIREC
TION À SUIVRE POUR LES RECHERCHES FUTURES Une contribution majeure au bien-être des animaux serait de leur apprendre le concept de la douleur liée à une partie du corps, de sorte qu’il suffirait de leur demander « où avez-vous mal? ». La communication entre les espèces représente la nouvelle frontière à franchir. RÉFÉRENCES COVER, K. « Changing bad times to good », Potbellied Pigs Magazine, (1994). COVER, K., et J. ZELIGS. « The Syn Alia Series on Animal Training », Bridge and target training made easy. Auteur : Sarasota, Floride. RAY, Roger D., et coll. Social organization and synchrony in a pair of killer whales, compte rendu de l’International Marine Animal Trainers Conference, symposium tenu à Key Biscayne, Floride, octobre-novembre 1980. ROMER, S. An educational pinniped performance using subtle stimulus control and discrete visual bridging, compte rendu de l’International Marine Animal Trainers Conference, symposium tenu à Chicago, Illinois, novembre 1989, p. 185-189. VARNER, M., K. COVER et K. Clingerman. Use of operant conditioning for identification of estrus in Holstein heifers, compte rendu de l’assemblée annuelle de l’American Association for the Advancement of Science, symposium tenu à Boston, Massachesetts, du 12 au 15 février 1988. Kayce Cover Bachelière ès sciences Sarasota, Floride Kayce Cover a obtenu un baccalauréat en sciences en 1990 de l’Université du Maryland, (et maintenent un MS en education en 2002). Elle entraîne des animaux exotiques et domestiques à de fins de recherche, d’éducation du public et de divertissement depuis plus de 20 ans. Madame Cover a travaillé à l’Université de la Californie à San Diego, à l’Institut Scripps d’océanographie, au Mystic Marinelife Aquarium, au Zoo national et à l’Université du Maryland à College Park. Elle dirige maintenant la firme privée de consultants Syn Alia Animal Training Systems. Madame Cover possède une formation et a suivi un programme d’accréditation en entraînement « pont et cible ». Elle a rédigé un manuel qui explique comment et pourquoi cette méthode fonctionne. Madame Cover travaille actuellement aux projets suivants : apprendre à un porc à lire l’anglais, développer un programme permettant d’entraîner des chevaux de dressage sans s’épuiser et travailler avec la méthode « pont et cible » auprès d’enfants handicapés. Vous pouvez joindre madame Cover au 757 588 5967 pour discuter avec elle ou lui poser vos questions. Copyright Kayce Cover 1994-2006 Search this Site Search for: Cart Search Syn Alia Search f
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— "à la manière des cartons de table lors d'un grand dîner" — (마치 성대한 저녁 식사 자리의 테이블 카드처럼 각자의 위치를 지정해주는 방식)